Perp ou assurance vie

Pour épargner pour sa retraite, l’investisseur peut choisir entre deux formules, à savoir le Plan d’Epargne retraite populaire (PERP) et l’assurance-vie. Le choix entre ces deux épargnes dépend de l’objectif du souscripteur puisque la différence entre ces épargnes est palpable.

Le PERP et l’assurance-vie sont deux produits d’épargne qui se différencient sous quelques points, à savoir :
Le versement.
La disponibilité des fonds.
La fiscalité que ce soit sur les cotisations versées ou la rente.

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Mode de versement des fonds

Avec le PERP, il n’y a pas de versement minimal. Le versement peut être libre (dépôt de l’épargne selon la capacité de l’épargnant) ou programmé (versement régulier des fonds d’épargne).

Avec l’assurance-vie, le versement peut se faire, soit sous forme de capital unique au début du contrat, soit de façon régulière dont la date et le montant sont fixés dès la signature du contrat, soit de façon libre, mais le montant minimal à verser doit être déterminé à l’avance.

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La disponibilité des fonds

Contrairement à l’assurance-vie, les cotisations versées sous le PERP sont bloquées jusqu’à la retraite. Il est impossible de récupérer les fonds au cours du contrat sauf dans des situations exceptionnelles telles que le surendettement, la liquidation judiciaire ou le décès du conjoint. De plus, au moment de partir à la retraite, les fonds ne peuvent pas être récupérés sous forme de capital, sauf pour l’achat de sa première résidence ou à hauteur de 20 % et les restes se feront sous forme de rente.

L’assurance-vie est plus souple. Les fonds peuvent être récupérés à tout moment et avec un bonus fiscal si les sommes ne sont retirées qu’après 8 ans de souscription. L’assurance-vie, sous quelques conditions, permet également l’octroi d’une avance.

La fiscalité en phase d’épargne

Concernant la fiscalité des versements, le PERP est plus avantageux. En effet, les versements du PERP sont déductibles des revenus imposables dans la limite de 10 % du revenu professionnel ou de 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Une telle déduction n’est pas possible avec l’assurance-vie.

L’imposition de la rente viagère

Concernant la rente viagère, c’est l’assurance-vie qui est plus avantageuse. En effet, pour une souscription faite entre 60 et 69 inclus, 40 % de la rente, seulement, sont soumises à l’impôt sur le revenu. Si la souscription s’opère à partir de 70 ans, la partie imposable à l’impôt sur le revenu est seulement de 30 % de la rente. Cependant, la fraction imposable est soumise aux prélèvements sociaux.

La rente du PERP, par contre, est imposable, en totalité à l’impôt sur le revenu après application de l’abattement de 10 % prévu pour les pensions. De même, les prélèvements sociaux s’appliquent sur ces rentes.

FAQ

Le contrat PERP est transférable d’un assureur à un autre, avec frais si le contrat a plus de 10 ans. À noter qu’un souscripteur peut contracter autant de PERP qu’il veut. Dans le cas de l’assurance-vie, le transfert d’un assureur à un autre ne peut se faire.

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