Optimiser ses revenus locatifs

Mettre en location une partie de son logement principal s’avère être une solution avantageuse en guise de complément de revenu. Ce type de location permet de bénéficier d’une défiscalisation sous certaines conditions :
la pièce doit être louée en meublé
location via un bail d'habitation
location d’une partie du logement principal
respect de l’espace minimum de 20 m3
accès du locataire à l'eau, à l'électricité, au chauffage, aux sanitaires, à une cuisine...
la pièce doit être le logement principal du locataire
le loyer annuel ne doit pas dépasser 185 euros par m² (en Île-de-France) et 136 euros par m² pour les autres régions (hors charges)
les revenus de location sont à déclarer en tant que BIC avec un abattement de 50 % si les revenus ne dépassent pas 32 900 euros
le paiement de cotisations sociales

Abattement, cotisations sociales, investissement locatif, location saisonnière, foyer fiscal, loyers perçus, recettes annuelles, revenus locatifs, résidence principale, abattement forfaitaire, revenus fonciers, location meublée, bénéfices industriels et commerciaux, consultez notre article : quelle est l’imposition des revenus locatifs meublés non-professionnel ?

Louer une chambre de sa résidence principale

Afin d’augmenter vos revenus et arrondir vos fins de mois, il est possible de mettre en location une chambre de votre logement principal.

Ce type d’investissement locatif permet non seulement d’optimiser l’utilisation de votre propre logement mais également de rendre service à une personne qui n’a pas les moyens de louer un logement à un tarif modéré.

En général, les locations de chambres chez un particulier sont en majorité meublées puisque le locataire peut y vivre sans apporter ses propres meubles du fait que le minimum mobilier est généralement inclus dans le bien loué.

Néanmoins, la location nue est possible et les revenus de cette location constituent des revenus fonciers. En revanche, la location en meublé est plus avantageuse pour ce type de location et offre en sus des avantages fiscaux.

Abattement, foyer fiscal, investissement locatif, revenus locatifs, revenus fonciers, abattement forfaitaire, bénéfices industriels et commerciaux, consultez notre article : qu’est ce que le LMNP ?

Conditions pour bénéficier d’une exonération pour une location de chambre en meublé

Afin de bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu dans le cadre d’une location de chambre, certaines conditions sont à respecter :

  • la location doit être convenue entre les deux parties via un bail d’habitation
  • la chambre louée doit être une partie de votre résidence principale
  • la chambre doit disposer d’un espace minimum de 20 m3, équivalent à une surface de 9 m² et d’une hauteur de 2,20 mètres
  • la pièce doit être en location meublée
  • le locataire doit avoir accès à l’eau, à l’électricité, au chauffage, aux sanitaires, à une cuisine…
  • la pièce louée doit être l’habitation principale du locataire, c’est notamment le cas pour un étudiant qui loue à l’année scolaire

Fiscalité avantageuse et plafond

En Île-de-France, le loyer annuel ne doit pas dépasser 185 euros par m².  Pour les autres régions, le loyer annuel maximal est plafonné à 136 euros par m². Il est important de préciser que les charges telles que l’eau, l’électricité, le gaz… ne sont pas à prendre en compte dans le calcul.

Dans le cas où le bailleur loue au-dessus de ce plafond à respecter, les loyers perçus par la location en meublé de la chambre ou revenus locatifs sont à déclarer en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Ainsi, les revenus tirés du loyer sont à déclarer annuellement  dans la partie BIC de la feuille d’imposition du propriétaire. Ce dernier bénéficiera ensuite d’un abattement forfaitaire de 50 % pour les charges et frais liés à cette location en meublé si ses recettes annuelles ne dépassent pas 32 900 euros. Cet abattement s’élève au minimum à 305 euros.

A noter qu’il est aussi possible d’opter pour le régime réel et de déduire l’ensemble des charges sur la même déclaration.

Lorsque les revenus dépassent 32 900 euros par an, ils dépendent automatiquement du régime réel d’imposition et il est possible de déduire ses charges.

Dans certains cas, ce type de location implique le paiement de cotisations sociales. Que l’on soit y soumis ou non, il faudra se soumettre aux prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine (15,5 %).

Depuis la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2017, les loueurs en location saisonnière sont soumis au régime des travailleurs non salariés et par conséquent, doivent payer des charges sociales dès lors que les recettes de location perçues par le foyer fiscal dépassent 23 000 euros.

FAQ

Avant de commencer à louer une chambre de votre logement, certaines informations sont à prendre en considération :

  • la chambre ne doit pas être louée plus de 4 mois dans l’année
  • l’activité de location doit être déclarée à la mairie de votre commune sous peine de payer une amende de 450 euros
  • si vous souhaitez louer à des touristes, votre location doit également faire l’objet d’une déclaration auprès de la Mairie et limitée à 120 nuitées par an

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