Location meublée ou vide avantages

Quels sont les avantages de la location meublée ou de la location nue ? Comment bien choisir entre ces deux options ?

La location meublée : avantages.
La location vide : avantages.
Les grandes différences.

Location Meublée ou Vide : avantages

Location Meublée

Le régime d’imposition

Le texte qui régit l’imposition des revenus locatifs meubles non professionnel est la loi du 6 juillet 1989, titre 1er bis. Cette loi décrit entre autres le contenu du contrat de location, les modalités de fixation de la durée du bail et des loyers, mais aussi le mode de calcul utilisé pour déterminer le montant de l’impôt sur le revenu.

Dans la location saisonnière ou permanente, meublée, le contribuable a le choix entre le régime BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) ou le régime réel. Dans le second cas, les frais comme les intérêts d’emprunts ou les frais de gestion locative sont imputés aux loyers perçus pour le calcul du revenu imposable tandis que dans le premier cas, seul un abattement forfaitaire est appliqué, ce qui a pour conséquence d’alléger les procédures comptables.

Les dispositifs de défiscalisation

La loi Censi-Bouvard permet aux contribuables de bénéficier une réduction d’impôt de l’investissement locatif. Cette loi ne demande pas d’inscription au RCS (Registre du Commerce et des Société), ce qui lui rend accessible, même pour un statut LMNP ou Loueur Meublé Non Professionnel. La loi Censi-Bouvard permet une réduction d’impôt de 11 % du prix HT du logement, dans la limite de 300 000 €. Le crédit d’impôt s’étale sur 9 ans, pouvant être étiré de 6 années supplémentaires.

Location vide ou non meublée

Le régime d’imposition

Le texte qui régit la location nue est la loi du 6 juillet 1989, titre 1er. Comme dans la location meublée, cette loi présente les grandes lignes du contrat de location, la durée du bail, le montant des loyers, les modes de résiliations… Notez qu’en location nue, il est aussi possible de choisir un abattement forfaitaire des charges ou une vraie amputation de ces charges à travers le régime réel.

Les dispositifs de défiscalisation

L’un des grands avantages de la location meublée est la possibilité d’accéder à plusieurs dispositifs de défiscalisations, selon que le logement soit neuf, ancien ou rénové. Ces dispositifs consistent le plus souvent à un pourcentage de l’investissement locatif pour l’acquisition ou pour la rénovation, directement porté au crédit d’impôt de l’investisseur, échelonné sur plusieurs années.

L’un des plus avantageux de ces dispositifs est la loi Pinel, qui permet une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 21 % des investissements locatifs. La loi Pinel exige que l’immeuble soit neuf ou rénové, qu’il soit loué à titre de résidence principale et qu’il respecte des normes bien précises en matière de consommation d’énergie de base.

C’est la loi Cosse qui est concerné pour la défiscalisation de l’investissement immobilier dans les logements anciens. Les propriétaires de biens immobiliers situés dans certaines zones sensibles en matière de logement peuvent s’engager auprès de l’ANAH ou l’Agence Nationale de l’Habitat à louer à prix raisonnable. En échange, l’administration fiscale vous accorde entre 15 à 85 % d’abattements sur les revenus locatifs.

Ainsi, en termes de défiscalisation, nous pouvons dire qu’il serait plus avantageux d’investir dans la location nue. En effet, même si les revenus sont nettement supérieurs pour la location meublée, les crédits d’impôt permettent de développer son patrimoine, parfois même sans apport.

Les grandes différences

Les différences au niveau fiscal

La plus grande différence entre la location nue et la location meublée réside dans la définition même du loyer. Dans la location nue, les loyers sont considérés comme des revenus fonciers, tandis que dans la location meublée, ils sont considérés comme des BIC, ou Bénéfices Industriels ou Commerciaux.

La location meublée semble être plus avantageuse au niveau fiscal. En effet, lorsqu’on parle par exemple d’abattement des revenus, celui-ci peut atteindre les 50 % dans la location meublée alors que le plafond dans la location nue est fixé à 30 %. Toutefois, il ne faut pas oublier de considérer la CET, la Contribution Economique Territoriale, dont le montant varie selon les régions, et qui ne frappent que les locations nues. Dans le régime réel, pour les deux cas, le montant des impôts sera en fonction des loyers et de différentes charges, comme les intérêts d’emprunts, les amortissements, les frais de gestion locative… . Si bien qu’il sera difficile de déterminer le meilleur choix puisque les montants en jeu dépendent des cas. Toutefois, dans la location meublée, les procédures sont moins compliquées, surtout pour déclarer revenu lmnp. Pour en savoir plus sur les revenus locatifs : comment déclarer ses revenus fonciers meubles?

Les différences au niveau global

Il est évident que la location meublée peut rapporter plus, sauf que les meubles seront les résultats d’un certain investissement. En plus, le remplissage d’une résidence doit suivre plusieurs règles, dictées par la loi. Ainsi, il est primordial de bien peser le pour et le contre entre le montant des investissements pour les meubles et le surplus de loyers possible.

Pour la durée du bail, la location vide dure entre 3 à 6 ans. Celle-ci est fixée en commun accord par les deux parties, en respectant toutefois les termes de la loi Alur qui encadre les loyers dans les zones dites « tendues ». Pour les locations meublées, la durée du bail est fixée à un an. Ainsi, la location meublée offre plus de liberté, mais moins d’assurance.

FAQ

Les revenus locatifs location chambre doivent être déclarées, même pour le cas d’une location saisonnière, si celle-ci remplit certaines conditions, dont le fait d’être meublée et de disposer d’assez d’espace pour y vivre.

La liste officielle est énoncée par décret du 31 juillet 2015. Toutefois, pour résumer : en louant meublé, le locataire s’attend à retrouver tous les meubles nécessaires pour la vie courante. Il n’est supposé emmener que ses effets personnels.